Street Fighter, le film : un délire assumé qui enterre le nanar de 1994

Street Fighter est sorti le 14 octobre en Suisse romande (le 15 en Suisse alémanique et au Tessin). Réalisé par Kitao Sakurai pour Legendary et Capcom, distribué par Paramount, le film nous ramène en 1993 : Ryu et Ken, deux anciens inséparables, sont recrutés par Chun-Li pour le World Warrior Tournament. Derrière le tournoi se cache évidemment un complot. On y est allés, voici notre avis.
Un délire qui assume
Ce qui marche, c’est le ton. Le film ne se prend pas au sérieux et part dans un délire entre l’anime et le film d’action des années 90. Et c’est justement ce qui le rend intéressant : on passe la séance à se dire « ah, ça c’est tel coup », « ça c’est tel décor », « ça c’est tel perso ». Les références aux jeux sont partout, des tenues aux enchaînements, et les fans vont s’amuser à les repérer.

Le casting joue le jeu : Andrew Koji en Ryu, Noah Centineo en Ken, Callina Liang en Chun-Li, Roman Reigns en Akuma, Cody Rhodes en Guile, David Dastmalchian en M. Bison, sans oublier Jason Momoa en Blanka et 50 Cent en Balrog.

Un rythme un peu inégal
Tout n’est pas parfait. Sur deux heures, le rythme est un peu inégal, avec des passages qui traînent entre deux combats. Mais les fans ont droit à de gros clins d’œil : Sagat qui débarque en animation, et des caméos de figures de la scène, comme le joueur pro Justin Wong ou le streamer Maximilian Dood. Les connaisseurs vont adorer.
Loin du nanar de 1994
On est loin du nanar avec Jean-Claude Van Damme, même si celui-là reste un plaisir coupable qu’on revoit toujours avec le sourire. Ce Street Fighter-là a compris la licence et la respecte, tout en s’amusant avec. Pour une adaptation de jeu de baston, c’est déjà une belle victoire.
L’avis de Tay
Street Fighter et moi, une vieille histoire
- Tout a commencé sous le sapin. Un matin de Noël, j’ai découvert une Super Nintendo avec Street Fighter II Turbo dans la boîte. Depuis, j’ai suivi la saga de près ou de loin, au gré des nouveaux épisodes. J’ai adoré les films d’animation, défendu une série animée que je trouve moi-même très moyenne et même collectionné les cartes du film avec Jean-Claude Van Damme. Oui, celles-là. Autant dire que j’avais de bonnes raisons de m’intéresser à cette nouvelle adaptation.
- La bande-annonce m’a donné envie d’y croire. Dès les premières images, j’ai eu l’impression que le film assumait le côté excessif et un peu absurde que j’aime dans Street Fighter. Ça m’a intrigué, surtout après certaines adaptations de jeux de combat qui m’avaient laissé sur ma faim. Coucou Dead or Alive.
- La nostalgie a fait son effet. J’ai retrouvé le plaisir de voir débarquer des personnages que je connais depuis l’enfance et d’attendre de voir ce que le film allait en faire. Il y a quelque chose d’assez drôle à se surprendre, des années après ce fameux Noël, à sourire encore devant les mêmes têtes. Chez moi, ça a marché du début à la fin.
- Dan Hibiki m’a offert mes meilleurs fous rires. Big up à Andrew Schulz. Ce qui me fait rire chez Dan, c’est le décalage entre la confiance qu’il affiche et l’idée qu’on se fait de ses chances. Il a l’assurance d’un type qui se croit prêt pour la finale, et c’est exactement comme ça que j’aime le voir.
- Au final, j’ai passé le bon moment que j’espérais. J’étais venu avec les attentes d’un fan qui traîne cette saga avec lui depuis l’enfance. Je suis ressorti avec le sourire et une pensée pour le gamin qui avait déballé sa Super Nintendo ce matin-là. Lui aussi aurait trouvé que Dan méritait son petit moment de gloire.
Note de Tay8/10
Vidéo : chaîne officielle Paramount Pictures.
Sources : pathe.ch, youtube.com
Dispo chez Mix-Image · 19.90 CHF
Retrait gratuit au magasin de Lausanne ou livraison